Les campus de Besançon vibrent chaque année au rythme d’un enjeu crucial : la course à la deuxième année des études de santé. Alors que les outils numériques promettent des cheminements plus fluides vers le succès, la réalité reste implacable. La sélection est féroce, et les lycéens déboussolés par l’ancien PACES doivent aujourd’hui choisir leur voie avec une lucidité sans faille. Entre PASS et LAS, le dilemme n’est pas seulement académique - il engage tout un mode de travail, une capacité d’adaptation, et surtout, une stratégie bien pensée.
Comprendre les spécificités du concours LAS à Besançon
Le choix stratégique de la mineure santé
La Licence Accès Santé (LAS) à Besançon n’est pas une simple passerelle vers la médecine, la maïeutique ou l’odontologie - c’est un double programme exigeant, où chaque étudiant valide une licence disciplinaire tout en suivant une mineure dans les enseignements de santé. Ce système permet de repousser la pression du concours classique à la fin de la première année, mais il exige une rigueur constante. Le choix de la mineure est loin d’être anodin : il vaut mieux opter pour une discipline où l’on excelle déjà, car le rythme est intense. Une note faible en physique-chimie peut peser lourd, tout comme un désintérêt marqué pour la biologie. Pour les étudiants qui envisagent un cursus de santé à l'Université de Franche-Comté, il est essentiel de bien comprendre les spécificités de l’accès via le LAS. L’équilibre entre majeure et mineure est une question de survie intellectuelle.
Le système de sélection de l'Université de Franche-Comté
À Besançon, le passage en deuxième année se joue sur une moyenne globale, combinant les résultats du semestre de licence et ceux des modules spécifiques à la mineure santé. Contrairement à un concours classique, il n’y a pas d’épreuve unique et décisive, mais un classement annuel qui intègre plusieurs facteurs. Les épreuves écrites comptent pour une part majoritaire, mais les oraux, introduits récemment, représentent jusqu’à 30 % de la note finale pour certains parcours. Ces oraux évaluent notamment la motivation, la culture générale en santé et la capacité à s’exprimer clairement - des compétences parfois sous-estimées par les candidats trop focalisés sur le par cœur.
Le nombre de places disponibles, souvent appelé “numerus clausus”, varie d’une filière à l’autre. La médecine reste la plus prisée, avec un taux de sélection particulièrement serré. L’odontologie et la maïeutique offrent parfois un peu plus de marges, mais demandent une préparation tout aussi rigoureuse. Et côté rééducation, certains étudiants peuvent accéder à la kinésithérapie ou à l’ergothérapie via des cursus parallèles, selon les places disponibles.
Méthodologie et organisation : la clé du succès
Optimiser son temps de révision au quotidien
Le double cursus LAS exige une gestion du temps redoutable. Il ne s’agit pas seulement de travailler plus, mais de travailler mieux. Beaucoup d’étudiants échouent non pas par manque de compétences, mais par désorganisation. L’erreur la plus fréquente ? Consacrer trop de temps à la mineure santé au détriment de la licence, risquant ainsi de compromettre les crédits universitaires. Or, la validation du semestre est une condition sine qua non pour conserver ses chances.
Voici quatre piliers pour rester dans le bon tempo :
- 📆 Établir un planning hebdomadaire strict : répartir équitablement les heures entre cours de licence et révision des modules santé, en tenant compte des colles et des devoirs surveillés.
- 📚 Pratiquer l’auto-évaluation régulière : utiliser les annales, les QCM corrigés et les “colles” organisées par les tutorats pour mesurer ses progrès et identifier les lacunes.
- 🧠 Privilégier la compréhension aux listes mécaniques : les programmes de santé exigent de retenir des volumes importants, mais la mémorisation seule ne suffit pas. Il faut comprendre les mécanismes physiologiques, les chaînes enzymatiques, les cycles métaboliques - pas juste les réciter.
- 🛌 Préserver sa santé mentale et physique : un sommeil régulier, une alimentation équilibrée et des pauses courtes mais efficaces sont des leviers méconnus de la performance.
Un étudiant bien organisé a plus de chances de traverser l’année sans rupture. Et quand on sait que le burn-out touche un étudiant sur trois en première année de santé, l’équilibre psychologique devient une compétence à part entière.
Comparatif des modes de préparation à Besançon
À Besançon, les étudiants ont le choix entre plusieurs formes d’accompagnement. Certains misent tout sur l’autonomie, d’autres recherchent un encadrement structuré. Le tutorat, porté par des étudiants plus expérimentés, reste une option populaire, mais il n’est pas accessible à tous. Les préparations privées, comme Bersot Formation, proposent des cursus sur mesure, avec un suivi personnalisé, mais leur coût peut freiner certains candidats. Voici un aperçu des trois approches les plus courantes :
| 🔍 Type d'accompagnement | ✅ Avantages principaux | 👥 Niveau d'encadrement | 💶 Coût approximatif |
|---|---|---|---|
| Tutorat associatif | Pédagogie par les pairs, annales corrigées, entraide | Modéré (horaires limités, dépend des bénévoles) | 100 à 300 €/an |
| Préparation privée (ex. : Bersot) | Cours structurés, suivi individualisé, oraux simulés | Élevé (encadrement continu, retours réguliers) | 2 000 à 4 000 €/an |
| Apprentissage en autonomie | Liberté totale, budget maîtrisé, flexibilité horaire | Faible (dépend uniquement de la motivation) | 0 à 200 € (frais d’impression, plateformes) |
Le choix dépend du profil, du niveau initial et des ressources. Ce qui fait la différence, c’est moins le format que la régularité. Une préparation bien menée, même en autonomie, peut battre un cursus coûteux mais mal suivi.
Foire aux questions
Vaut-il mieux choisir un PASS ou une LAS à Besançon selon mon profil ?
Le PASS est souvent recommandé aux étudiants très à l’aise en biologie et en chimie, car il concentre l’essentiel des enseignements sur les matières de santé. La LAS, elle, convient mieux à ceux qui ont un bon niveau dans une discipline scientifique ou fondamentale (physique, maths, biochimie) et qui veulent réduire le stress du concours unique. Si vous avez un goût marqué pour les sciences fondamentales, la LAS peut être un pari plus sûr - à condition de ne pas négliger les modules santé.
Que se passe-t-il si je valide ma licence mais échoue à la mineure santé ?
En cas d’échec en mineure santé, vous conservez les crédits de votre licence. Cela signifie que vous pouvez poursuivre en deuxième année de licence dans la discipline choisie, sans perdre une année académique. C’est un véritable filet de sécurité, absent en PASS, où l’échec bloque souvent l’accès aux filières de santé sans alternative immédiate. De nombreux étudiants réorientent ainsi leur parcours vers la biologie, la chimie ou la santé publique.
Quelles sont les modalités des épreuves orales pour les admissibles ?
Les épreuves orales, mises en place à Besançon depuis plusieurs années, ciblent les candidats admissibles - ceux qui ont obtenu une moyenne suffisante aux écrits. Elles durent entre 20 et 30 minutes et comprennent généralement un exposé sur un thème de santé actuel, suivi d’un entretien avec un jury. La motivation, la clarté d’expression et la culture générale sont évaluées. Leur pondération, pouvant aller jusqu’à 30 %, peut faire basculer un classement.
Existe-t-il des recours juridiques en cas de litige sur le classement ?
Oui. Comme dans toutes les universités françaises, les étudiants ont le droit de consulter leurs copies et de demander une relecture. En cas de différend sur l’application des règles de classement, un recours peut être formé auprès de la commission paritaire ou du médiateur de l’université. La transparence est encadrée par le ministère, et les listes d’aptitude doivent être publiées selon des critères objectifs et préétablis.
Quelles ressources en ligne sont fiables pour préparer le LAS à Besançon ?
Plusieurs plateformes universitaires proposent des supports officiels, notamment le portail de l’Université de Franche-Comté. Des ressources complémentaires comme les annales corrigées par le tutorat ou les QCM en ligne validés par des enseignants sont très utiles. Il est recommandé de privilégier les contenus pédagogiques structurés plutôt que les vidéos rapides ou les résumés trop simplifiés. La complétude et la rigueur scientifique doivent primer sur la rapidité.
